Now available on Project MUSE - Canadian Journal of Linguistics 56(2) July 2011

Greenwood, Audrey agreenwood at
Mon Aug 8 13:55:35 UTC 2011

The Canadian Journal of Linguistics / La revue canadienne de linguistique 56(2) July 2011 is now available at
This issue contains:

Synchronic evidence of a diachronic change: Voicing and duration in French and Spanish stop–liquid clusters<>
Laura Colantoni<>, Jeffrey Steele<>

This article investigates the role that the phonetic parameters of duration and voicing play in shaping asymmetric patterns of Romance stop-liquid cluster realization. Based on acoustic analysis of experimental data from Quebec French and Argentine Spanish, we demonstrate the existence of an asymmetry in the proportional duration of the stop and a following epenthetic vowel or lateral: sonorants are shorter after voiceless stops in stop–liquid clusters. Rhotics do not participate in this process. The Spanish tap does not vary significantly in length, and the French dorsal fricative is longer in voiceless clusters. We propose that compensatory adjustments of the following sonorant are the result of the interaction of coarticulatory constraints, both universal (shorter sonorants after voiceless stops or fricatives) and language-specific (voicing in dorsal fricatives in French). Parallels are drawn between the synchronic variation attested and well-known patterns of diachronic change in Romance.

Le présent article examine le rôle que jouent deux paramètres phonétiques, soit la durée et le voisement, dans la réalisation asymétrique des groupes consonantiques occlusive-liquide dans les langues romanes. À partir d’une analyse acoustique de données expérimentales du français québécois et de l’espagnol argentin, nous démontrons qu’il existe une asymétrie dans la durée proportionnelle des occlusives et de certains segments qui les suivent (voyelles latérales ou épenthétiques) : les sonantes sont plus courtes après les occlusives sourdes. Les rhotiques ne participent pas à ce processus. La durée de la vibrante battue de l’espagnol ne varie pas de façon significative, et la fricative dorsale du français est plus longue lorsqu’elle fait partie d’un groupe consonantique sourd. Nous proposons que l’ajustement compensatoire des sonantes résulte de l’interaction entre des contraintes coarticulatoires tant universelle (sonantes plus courtes après occlusives ou fricatives sourdes) que propre à une seule langue (voisement des fricatives dorsales en français). Enfin, nous dégageons des parallèles entre la variation synchronique observée et certains changements diachroniques bien connus.
Media representations of minority French: Valorization, identity, and the Acadieman phenomenon<>
Philip Comeau<>, Ruth King<>

This article is concerned with the role of media representations of language use in the promotion of language ideologies and in identity construction. It focuses on media representations of Chiac, a traditionally low-status variety of Acadian French. We consider performances of this variety in the adventures of an animated superhero, Acadieman, presented in a cable TV show running on Rogers TV from 2005 to 2009. We first contextualize Acadieman in terms of the linguistic and cultural contexts in which Chiac is spoken. We then consider how particular social meanings are created through contrasts between Chiac-speaking characters and speakers of other varieties. While the juxtaposition of varieties is at one level quite humorous, on another level it draws on complex indexicalities and valorizes the local variety and, by extension, its speakers. Finally, we argue that the Acadieman phenomenon provides a discursive space within which present-day Acadian identities can be negotiated.

Cet article traite du rôle de la représentation de la langue par les médias dans la promotion d’idéologies linguistiques et dans la construction d’identités. Il porte sur la présentation par les médias du chiac, une variété du français acadien habituellement stigmatisée. Nous considérons des manifestations de cette variété dans les aventures d’un superhéros, Acadieman, présentées dans une série d’animation télévisée entre 2005 et 2009 par la TV Rogers. D’abord nous situons Acadieman en termes des contextes linguistique et culturel dans lesquels le chiac est parlé. Ensuite, nous considérons la manière dont certaines connotations sociales sont créées via les contrastes entre les personnages parlant chiac et ceux qui parlent d’autres variétés. Alors que la juxtaposition des variétés est plutôt comique, à un autre niveau discursif, elle se sert d’indexicalisations complexes et valorise la variété locale et, par extension, ses locuteurs. Enfin, nous proposons que le phénomène Acadieman établit un espace discursif à l’intérieur duquel les identités acadiennes peuvent être négociées.
Palatalization and “strong i” across Inuit dialects<>
Richard Compton<>, B. Elan Dresher<>

Inuit dialects with palatalization all distinguish between “strong i” and “weak i”: instances of surface [i] that cause palatalization and those that do not, respectively. All dialects that have completely lost this contrast also lack palatalization. Why are there no /i, a, u/ dialects in which all instances of surface [i] trigger palatalization? We propose that this typological gap can be explained using a contrastivist analysis whereby only contrastive features can be phonologically active, palatalization is triggered by [coronal], and contrastive features are assigned in an order placing [low] and [labial] ahead of [coronal]. In a three-vowel inventory only [low] and [labial] are contrastive, while in the four-vowel inventory [coronal] must also be contrastive to distinguish strong and weak i. It follows from these assumptions that [i] can trigger palatalization only if it is in contrast with a fourth vowel.

Les dialectes inuits avec palatalisation distinguent tous entre les «i forts» et les «i faibles» : les [i] de surface qui provoquent la palatalisation et ceux qui ne la provoquent pas, respectivement. Dans tous les dialectes où ce contraste est complètement perdu, la palatalisation est absente. Pourquoi n’existe-t-il pas de dialectes /i, a, u/ dans lesquels tous les [i] de surface déclenchent la palatalisation? Nous proposons que cet écart typologique peut être expliqué en utilisant une approche contrastiviste selon laquelle seuls les traits contrastifs peuvent être actifs dans la phonologie, la palatalisation est déclenchée par [coronal] et les traits contrastifs sont ordonnés de telle façon que les traits [bas] et [labial] sont assignés avant [coronal]. Dans un inventaire de trois voyelles, seuls les traits [bas] et [labial] sont contrastifs, tandis que dans un inventaire de quatre voyelles, [coronal] doit aussi être contrastif pour distinguer les i forts des i faibles. Il résulte de ces hypothèses que [i] ne peut déclencher la palatalisation que s’il est en contraste avec une quatrième voyelle.
The OCP as a synchronic constraint in Arabic<>
Eiman Mustafawi<>

This paper provides evidence for the activity of the Obligatory Contour Principle (OCP) as a constraint on dynamic alternations in the synchronic grammar of Qatari Arabic. It shows that the OCP is subject to proximity and to a gradient similarity effect. In Qatari Arabic, there are two variable phonological alternations that interact with the OCP, affrication and lenition. The velar stops /[inline-graphic 01i]/ and /k/ affricate to [ʤ] and [ʧ], respectively, when adjacent to [i(:)]. However, affrication is blocked when the outcome includes a sequence of segments that are highly similar. Lenition applies variably to the phoneme /ʤ/, which surfaces as [ʤ] or [j]. Usually, the probability of lenition applying to its eligible candidates is around the level of chance. The process, however, applies categorically when a violation of the OCP would otherwise be incurred. The data are analyzed within the framework of Optimality Theory.

Cet article présente des preuves de l’activité du Principe du contour obligatoire (PCO) comme contrainte sur les alternances dynamiques dans la grammaire synchronique de l’arabe qatari. L’article montre que le PCO est sujet à la proximité et à un effet variable de similarité. Dans l’arabe qatari, il y a deux alternances phonologiques variables qui interagissent avec le PCO : l’affrication et la lénition. Les occlusives vélaires /[inline-graphic 01i]/ et /k/ subissent l’affrication devenant [ʤ] and [ʧ] respectivement lorsqu’elles sont adjacentes à [i(:)]. Cependant, l’affrication est bloquée lorsque le résultat comporte une séquence de segments très similaires. La lénition s’applique de manière variable au phonème /ʤ/, donnant [ʤ] ou [j]. D’habitude la probabilité que la lénition s’applique aux candidats susceptibles de subir la lénition est au niveau du hasard. Le processus, cependant, s’applique de manière catégorique dans le cas où une violation du PCO en résulterait. Les données sont analysées dans le cadre de la Théorie de l’Optimalité.
This sentence sucks to analyse: Are suck, bite, blow, and work tough-predicates?<>
Carolyn Pytlyk<>

This paper investigates tough-predicates and whether four verbs (suck, bite, blow, and work) can function as this type of predicate. The theoretical analysis uses two syntactic and two semantic properties of prototypical tough-predicates to determine the status of the tough-verb candidates. Syntactically, tough-predicates select a to-infinitival complement and require a referential dependency between the matrix subject and the object gap in the complement clause. Semantically, the matrix subject must possess an inherent or permanent property and tough-predicates assign an “experiencer” role. From these four diagnostic properties, the analysis concludes that suck, bite, and blow are indeed tough-verbs, while the conclusions concerning work are less definitive. To complement the conclusions of the theoretical analysis, native speaker judgements were collected from 22 Canadian English speakers. The results show that for a majority of the consultants, suck, bite, and blow can function as tough-predicates. The behaviour of these verbs suggests that suck, bite, and blow (and possibly work) should be added to the small list of known tough-verbs.

Cet article étudie les prédicats tough ainsi que la question de savoir si quatre verbes (suck, bite, blow et work) peuvent fonctionner comme prédicats tough. L’analyse théorique se sert de deux propriétés syntaxiques et de deux propriétés sémantiques de prédicats tough prototypiques pour déterminer le statut de ces quatre verbes tough. En ce qui touche à la syntaxe, les prédicats tough sélectionnent un complément toinfinitif et requièrent une dépendance référentielle entre le sujet matrice et le vide du complément dans la subordonnée complétive. En ce qui a trait à la sémantique, le sujet matrice doit posséder une propriété inhérente ou permanente, et les prédicats tough doivent attribuer un rôle d’«expérienceur». En fonction de ces quatre propriétés diagnostiques, l’analyse arrive à la conclusion que suck, bite et blow sont en effet des verbes tough, alors que les conclusions à l’égard de work sont moins probantes. Dans le but de compléter les conclusions de l’analyse théorique, des jugements de 22 Canadiens de langue maternelle anglaise ont été cueillis. Les résultats montrent que pour la majorité des consultants, suck, bite et blow peuvent fonctionner comme des prédicats tough. Le comportement de ces verbes suggère que suck, bite et blow (et peut-être work) devraient s’ajouter à la courte liste de verbes tough connus.
On the Movement Theory of Obligatory Control: Voices from Standard Indonesian<>
Yosuke Sato<>
Reviews/Comptes Rendus
The English language in Canada: Status, history and comparative analysis (review)<>
Beau Brock<>
Variation in linguistic systems (review)<>
Anne Marie Devlin<>
Language in the brain (review)<>
Zahir Mumin<>
Uttering trees (review)<>
Yosuke Sato<>
Books Received/Livres Reçus
Books Received/Livres reçus<>
The Canadian Journal of Linguistics publishes articles of original research in linguistics in both English and French. The articles deal with linguistic theory, linguistic description of English, French and a variety of other natural languages, phonetics, phonology, morphology, syntax, semantics, historical linguistics, sociolinguistics, psycholinguistics, first and second language acquisition, and other areas of interest to linguists.
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