soutenance de thèse

Te-hsin Liu liu.tehsin at GMAIL.COM
Wed Nov 12 10:26:52 UTC 2008


Bonjour,

 

J'ai le plaisir de vous inviter à la soutenance de ma thèse, intitulée
“Marque, registre et contour dans les systèmes tonals en chinois”, ainsi
qu’au pot qui suivra.

La soutenance aura lieu le mardi 18 novembre 2008 à 14h dans la Salle de
Conférence au 59/61 rue Pouchet Paris 17ème (Métro: Guy Môquet ou Brochant,
ligne 13)

 

Cordialement,

Te-hsin Liu

Université Paris 8

 

Jury:

Joaquim Brandão de Carvalho            Université Paris 8    (Directeur de
thèse)

Pierre Encreve                                      EHESS
(Pré-rapporteur)

Michael Kenstowicz                             MIT

Laurent Sagart                                     EHESS

Tobias Scheer                                       Université de Nice
(Pré-rapporteur)

Sophie Wauquier                                  Université Paris 8

 

Résumé:

Cette thèse concerne le caractère positionnel du ton dans les langues
chinoises, et suggère un retour aux représentations pour expliquer,
notamment, les divers processus de sandhi constatés. L’hypothèse d’un
squelette tonal périodique HBHB permet de résoudre certains des problèmes
soulevés par les analyses repésentationnelles et OTistes actuelles, et
éclaircit deux questions inexplicables en termes substantiels : i) pourquoi
existe-t-il des systèmes ayant uniquement des tons modulés sans ton uni en
chinois? ii) pourquoi le ton uni a-t-il une durée égale ou supérieure au ton
modulé, alors que ce dernier est censé être plus compliqué à produire selon
les phonéticiens ? Les représentations proposées répondent à ces deux
questions en faisant la prédiction d’une hiérarchie formelle de la marque
tonale.

La théorie développée ici implique que le ton modulé chinois, en tant que
ton lexical, est analysable en une succession de tons ponctuels (contour)
définie par un rapport de gouvernement encodant la notion de registre tonal.
Un avantage de cette conception est de se passer de toute primitive de
registre, celui-ci étant incorporé dans la représentation du contour tonal.
La propagation du registre lexical indépendamment du contour est ainsi
formellement exclue de notre représentation. 

Sur le plan processuel, le caractère positionnel du ton est justifié à
travers les faits de sandhi tonal dans trois groupes dialectaux : le
mandarin, le wu et le yue. S’agissant des dialectes du groupe yue,
caractérisés par des tons montants dérivés, dits pinjam, à fonction
morphosyntaxique, nous montrons que la durée relativement longue de ces
contours provient d’un allongement compensatoire induit par le ton. Le cas
du pinjam illustre que l’interaction entre tons et segments est symétrique.
On sait depuis longtemps que les codas implosées abrègent le plus souvent la
durée du noyau et donc du ton. Les faits étudiés ici obligent d’admettre que
le noyau peut s’allonger sous l’effet de l’allongement du ton. En somme,
loin de constituer des objets « mélodiques » à l’image des traits
segmentaux, les tons se comportent en chinois comme des positions à l’instar
des constituants syllabiques.

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